La profession vétérinaire: influence et choix de carrière

Posté le 06/02/2017

Suite à un sondage effectué par la Fédération des associations vétérinaires francophones pour animaux de compagnie nous savons qu’en France et au Québec, en moyenne, c’est vers l’âge de 11 et 12 ans que les jeunes décident de devenir vétérinaires, du moins ceux qui s’orientent vers la pratique des petits animaux.  Au Maroc, cette prise de décision s’effectuant vers l’âge 17,5 ans.

 

Mais, au-delà de ces informations, que savons-nous de l’influence de l’entourage dans cette prise de décision ?  La FAFVAC vous dévoile ses résultats.

Qui a eu le plus d’influence dans votre décision

 de devenir vétérinaire ?

Influence

France

Maroc

Québec

Personne d’autre que moi

54,9 %

25,6 %

59,3 %

Un médecin vétérinaire

14,0 %

15,4 %

10,8 %

Mon père

9 %

15,4 %

  7,7 %

Ma mère

8,3 %

7,7 %

  6,2 %

Frères et sœurs

2,3 %

5,1 %

2 %

Grands-parents

3 %

0 %

   1,5 %

Amis

3,4 %

10,3 %

1 %

Télévision ou littérature

1,6 %

0 %

1 %

Animaux

1,5 %

0 %

1 %

Orienteurs

1,5 %

12,8 %

1 %

Je ne sais pas

14,7 %

10,3 %

    8,2 %

 Il est clair, à la lumière de ces résultats,  autant pour la France et le Québec que ce choix provient majoritairement d’une décision personnelle. L’ensemble des membres de la famille (mère, père, frère, sœur, grands-parents) représentait la deuxième influence en importance.

 

Cependant, pour le Maroc,  on peut dire que les conseils de l’ensemble de la famille (27,7 %) ont autant d’influence que le choix personnel (25,6 %). On remarque aussi, dans ce pays, une plus grande influence provenant des amis et des orienteurs scolaires.

 

Les résultats nous indiquent qu’actuellement, entre 10 et 15 % des médecins vétérinaires ont  vu leur choix de carrière marqué par un autre médecin vétérinaire.

 

Nous avons donc demandé aux actuels médecins vétérinaires qui disent avoir été marqués par un médecin vétérinaire de nous indiquer de quelle manière, il avait influencé leur choix.

 

 

Québec

Dans la majorité des cas (53 %), ils ont mentionné que celui-ci soignait les animaux de la famille.  Loin derrière, ce vétérinaire était un ami de la famille (15 %) ou présent dans les médias (9 %).  Sur un pied d’égalité à 6 %, il était un parent, un employeur ou l’artisan de portes ouvertes. Finalement, dans 3 % des cas, le professionnel avait visité son école.

 

 France

Dans la majorité des cas (39 %), ils ont mentionné que celui-ci soignait les animaux de la famille.  En deuxième position, ce vétérinaire était présent dans les médias (18 %) suivis d’un ami de la famille (16 %) ou tout simplement un parent (14,7 %). La mention d’un stage chez un vétérinaire a été soulignée dans 9,8 % des cas.  Finalement, dans 1,6 % des cas, le professionnel avait visité son école.

 

Maroc

Nous n’avons malheureusement pas été en mesure de faire cette dernière analyse pour le Maroc en raison du faible nombre de répondants.

 

 

 * Sondage réalisé, en ligne, par la l’AMVQ, en janvier 2016, auprès de 169 médecins vétérinaires québécois puis par la FAFVAC, en décembre de la même année, auprès de 314 médecins vétérinaires français et 42 médecins vétérinaires marocains. Le sondage fut également proposé à la Suisse, la Belgique, la Tunisie et Haïti. Malheureusement pour ces pays, le nombre de participants fut insuffisant.